Cendre est l'or II

Publié le par Laure H.





Le voile s’affaisse

pour clôturer un trop court spectacle

 

Ma voile se gonfle

immense soupir   d’une envolée ou d’un enterrement

 

L’absence se joue de moi

mes manques s’écartèlent et me dépossèdent

m’érigent en reine déchue

les yeux élargis vers passé ou avenir heureux

 

Le présent quand il est non-présence

blesse de la déchirure du voile

 

L’hiver n’est que le dessèchement de l’automne

quand tout l’or est bu

quand tous les arbres sont nus

on ne pourrait passer de l’automne au printemps

l’or ne peut reverdir

les feuilles sont mortes et tombent

les feuilles mortes ont à tomber

dans l’hiver de leur tombe

            à s’éparpiller

            comme cendres

 

Cendre est l’or

poussière de lune ou de soleil

selon les éclats tombés de ton regard


                                                                                 Laure H.  1998


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Tétrao 20/07/2009 20:53

J'adore la cendre et l'orde lune, de soleil,ces éclats de mots joués,déjoués,en présences, en non-présences,qui se présentent à moi,qui m'interpellentet qui me plaisent.Tant.bonne semainebisousTétrao

Domino 19/07/2009 20:27

très joli texte bonne soirée  bisous

Dany58 19/07/2009 15:40

C'est très beau, j'aime beaucoup.Bon dimanche.Bisous.

**Lajemy** 19/07/2009 12:17

bon dimanche à toi Laure ! bisous