ma culture

Publié le par Laure H.



                         

Sous mon toit où je me sens moi

je jardine ma culture

pour une floraison de couleurs

qui ne déteindront jamais, qui ne s’éteindront jamais

que toujours j’étreindrai

 

Ma culture est sauvage

ses accents sont étranges étrangers

farouches inatteignables et étrangement familiers

comme la grandeur comme la beauté comme l’idéal

comme l’originalité

dans ce monde baignant dans la banalité

banalité d’une propreté grise, usée, récurée

par les mêmes détergents de principes tout sauf princiers

bouches d’incendie ravalant leur flamme

en des lieux communs bien loin

de leur contrée originale

 

Ma culture sera contre eux pour être bien contre elle

pour ne pas se perdre

dans ce labyrinthe cyclique sans coin de rêverie

où les pensées tournent en rond sans souffrances

une ivresse de mots vibrant sans étiquette stérile

une ivresse de maux qui sont des protections ultra-sensibles

mêlant les sens affinés à l’extrême

à l’encontre d’un sens unique sans issue

Plus rien n’est su, sens décousu

pour revêtir le costume d’Arlequin

palette des couleurs en fleurs de ma sauvage culture

 

Peu m’importent ceux qui refusent de s’emporter

De se laisser porter par le vent de tendresse et passion

qu’est l’héritage de ma culture

ce vent du désert tout en chaleur et en cris

ces chants heureusement mélancoliques d’un éternel amour

ces champs que je ne laisserai jamais en friche

je sèmerai ce vent je cultiverai cette tempête

qui toujours m’ont élevée loin de ces hôpitaux

où la sagesse se soigne plutôt qu’elle ne s’intègre

                      se récite plutôt qu’elle ne se chante

                      se répète plutôt qu’elle ne se devine

où l’éther nettoie et efface, bien loin d’accéder aux contrées éthérées

Mon alcool enivre et envenime

plutôt qu’il ne désinfecte

le néant des cultures de production sans reproduction

jamais n’atteindra les herbes folles feux follets de mes aspirations

Mes désirs se meurent d’amour et pour cela ne meurent jamais

 

Hélas nous ne parlons pas la même langue

mon accent s’accentue face à vos formules toutes faites

qui se défont comme des nœuds

ma poésie ne sera jamais récitation

Pauvre Narcisse se contemplant dans un miroir sans tain

que vous déteignez le plus souvent

qui détone mais comme un tonnerre

riche en éclairs qui n’éclaircissent pas votre électricité

foudre qui se brise elle-même en éclats de la glace qu’elle rencontre

Mais ces blessures sont nobles, elles me sont boucliers

effigie de ma culture en éclats de rire

chants rauques à l’heureuse fatalité

 

Je crois mais cela ne regarde pas vos croyances

je crois parce que cela me fait grandir

comme l’agrandissement d’une photo chère

dont la chair dématérialisée pousse en moi comme un nouveau bouquet

si fort en fleurs, si fier de couleurs,

qu’il se battra toujours comme les battements d’un cœur

ressuscité, ravivé, vibrant du désir d’un mort

de mes chers disparus dont le clair regard

renforce l’éclat sombre de mes prunelles

Au cœur de l’iris fleur princière de ma folle culture

Sous mon toi           

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ღ ღ ღღ ღ ღ ♥♥ ♥ nessa ♥♥ ♥ ღ ღ ღღ ღ ღ 17/07/2009 23:44

belle poésie que voilà mais récitation sûrement pas ;-)

**Lajemy** 17/07/2009 19:20

cultiver son jardin secret bien à l'abri chez soi, rien de plus merveilleux... bisous bisous

cerisette 17/07/2009 18:57

juste un petit coucou , ce n'était pas la grande forme aujourd'hui , mal à la gorge ...............etc ,donc je ne suis pratiquement pas allée sur les blogs bisous cerisette

Dany58 17/07/2009 11:37

Je ne suis pas douée pour parler de poèsie mais j'aime bien ce que tu as éctrit.Bonne journée.Bisous.