écrire noir sur noir III

Alors je m’agite m’invente des morts des maladies incurables
des désespoirs
des fins pour le déséquilibre du commencement
au moment de l’éclosion se sentir fanée le temps d’un éclair précoce
le bourgeon qui sent tomber sa feuille morte
le nid protecteur comme un linceul
lissé poli par l’amour de nos autres
quand j’ai l’impression de vraiment te trouver, j’ai peur de me perdre
tu as raison, la tristesse est résonnance de la gaieté
et la résonnance amour et mort
se compose et se décompose sur la même clef
blanches et noires notes
notes noires et blanches
Laure H. 1999