un matin un lutin
Ce matin, dans ma voiture, sous le ciel qui se prenait pour octobre alors qu'hier il m'avait fait croire à avril, je n'étais pas de la meilleure humeur.
Puis il a suffi d'une chanson qui passait par là, par la radio, pour que je retrouve le sourire et continue de croire à mai.
Un matin, un lutin
M'a dit tout est possible
Que tous les rêves du monde
Te seront accessibles
C'était la voix d'un sage
Qui ne veut que ton bien
écoute son message
Et passe à ton voisin
Et passe a ton voisin
Oui, les lutins, moi j'y crois, même si je ne les vois plus.
Et j'essaie de les faire voir à mes enfants, car eux le peuvent encore, dans la goutte de rosée éclaboussée de soleil, dans le repli d'un tronc creux, sous une fougère aux bras tendus. A chaque fois qu'on se promène, nous pouvons croiser les lutins, plus rarement les fées... Si petits, si timides, le moindre bruit leur fait peur... Et ne serait-ce que pour la grâce de ma fille et son sourire enchanté quand elle tente de les apercevoir, je continuerai mes histoires.
Essayez vous aussi si vous avez près de vous de jeunes enfants. Apprenez-leur l'émerveillement... de la moindre petite chose. C'est une valeur sûre qui restera en eux toute leur vie.
Et les enfants y croient, c'est vous qui devez y croire quand vous leur racontez.
Si je ne vous ai pas convaincus, tant pis, nous serons quelques-uns à continuer. Mais pour la peine d'avoir lu jusque-là, je vous livre pour finir la si jolie chanson de Ridan Passe à ton voisin (c'est ce que j'ai essayé de faire)
Quand j'étais gosse
Je rêvais de tout
De pouvoir voir de près la lune
De gambader un peu partout
De voir ce qui se cache derrière les dunes
J'ai même rêvé d'être agriculteur
De vivre là-haut entre ces deux fleurs
Les yeux béants restés rivés
Sur les couleurs d'un arc en ciel
J'avais la bouche en forme de cœur
J'embrasse une vie au goût de miel
C'était un monde imaginaire
Je croyais même aux bons hommes verts
Et aux petits lutins
Un matin, un lutin
M'a dit tout est possible
Que tous les rêves du monde
Te seront accessibles
C'était la voix d'un sage
Qui ne veut que ton bien
écoute son message
Et passe à ton voisin
Et passe a ton voisin
J'ai fait mon sac, mon balluchon
J'ai pris mes feutres et mes crayons
A chaque problème sa solution
Je n'avais qu'une seule ambition
Celle de chanter la vie des autres
J'ai fait ce choix d'être des vôtres
Et de panser les plaies des Anges je n'attends plus ce bel apôtre
Et si le destin choisit le bien
Je ferai ce que je pense et qui me plaît
En faisant vivre ce doux espoir
Quand d'autres exploitent le désespoir
Qui plane sur l'être humain
Un matin, un lutin
M'a dit tout est possible
Que tous les rêves du monde
Te seront accessibles
C'était la voix d'un sage
Qui ne veut que ton bien
écoute son message
Et passe à ton voisin
Et passe a ton voisin
De tous les rêves que j'ai construit
Que reste t-il au fond de moi?
Ces vieilles photos, ces lourds émois
Que j'ai classés par utopie
Si tu entends aussi cette voix
C'est qu'on est tous un peu comme toi
Le bel enfant s'est endormi
Dans le train-train de la petite vie
La belle Alice nous a menti
Sur les merveilles de son pays
A mes idées, je reste fidèle
Car après tout la vie est belle
Et on verra demain
Un matin, un lutin
M'a dit tout est possible
Que tous les rêves du monde
Te seront accessibles
C'était la voix d'un sage
Qui ne veut que ton bien
écoute son message
Et passe à ton voisin
Et passe a ton voisin